Grand fourre-tout poétique et pensées en goguette rédigées au fil de mes humeurs.
Cela fait plusieurs semaines que, sous mes fenêtres, des ouvriers du bâtiment virtuoses prétextent la construction d’un immeuble locatif pour, en vérité, exécuter une œuvre musicale, magistrale, brute et monumentale.
Je reste complètement abasourdi par le magnifique jeu en contrepoint d’un contremaître tonitruant et d’une surfaceuse à bras ; émerveillé aussi par ce canon fracassant pour deux massons et génératrice à courant continu.
D’autres que moi restent-ils ébahis devant le souffle épique de cette œuvre évoluant au quotidien ? Ma fenêtre est la seule dans les environs à rester ouverte à longueur de journée alors que tant d’autres donnent directement sur la fosse d'orchestre. Personne aux balcons, on ne s’arrête pas sur le trottoir d’en face, les ouvriers eux-mêmes accueillent avec scepticisme mes bravissimos : c’est à n’y rien comprendre…
Pour ma part, vivement que ces artistes du béton recommencent demain : je vais me régaler !