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Grand fourre-tout poétique et pensées en goguette rédigées au fil de mes humeurs.

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Rencontre d’Alfred Hitchcock et Jean Racine sur une table de dissection


                  A peine sortions nous des portes du palais

           
Pour goûter de la mer les salubres bienfaits,

            La douce Mélanie s'avançait noble et fière,

            De ces lieux seul un homme entachait le mystère;

            Sa tête d'une poire adoptait le contour;

            Vers les eaux, lentement, il portait un pas lourd.

            Levant les yeux au ciel, Mélanie s'inquiète :

«Pourquoi donc un canard cancane sur nos têtes?

Il semble nous guetter d'un œil plein de courroux

Et je crains d'être enfin la cible de ses coups.

Je penche pour le choix d'une prompte retraite…»

Le volatile odieux, l'impitoyable bête

N'attendit pas qu'elle eût achevé de parler

Pour s'abattre sur elle et d'un coup l'attaquer

Le perfide canard, aveugle à sa détresse,

De son bec jaunissant, lui mordille une fesse,

Ou pince ses mollets! Elle crie au secours,

Mais nul du châtiment ne vient changer le cours.

Pire! arrivent soudain, criant à mes oreilles

Poulets, cailles, dindons, oies, pintades, corneilles

Qui tous l'infortunée s'en viennent becqueter.

Las! dans une racine, elle se prend les pieds!

Voilà ti pas qu'ell' tomb' au milieu d'la volaille

Qui caquète, cancane et glougloute en pagaille,

J'entends le dernier cri d'un' féminine voix

Au milieu des coin coin des cui cui des crôa crôa

Ça trompette, ça craille et pis encor' ça piaule;

Je ne vois d'Mélanie qu'à peine un bout d'épaule.

Pour vous raconter ça, moi, j'ai sauvé ma peau,

Si vous me croyez pas, suivez les cris d'oiseaux!

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