Lundi 25 février 2008
par Blaps
Le petit air printanier qui refait surface ces jours-ci me ravigote, me ranime. Je sens, dans mes artères, à nouveau, couler la sève vitale qui réveille mes
ambitions ankylosées par le dur hiver. Si n’étaient, fichées dans le sol, ces profondes racines qui me vissent à ma flemme et mon ennui, j’entreprendrais bien les plus grandes œuvres qui
soient.
Samedi 16 février 2008
par Blaps
En apercevant hier, à la télévision, une époustouflante guenon surdouée, capable de composer le menu de ses repas sur un clavier d'ordinateur spécialement
adapté, tandis qu'un groupe de scientifiques aux petits soins accourait près d'elle pour la sustenter, j'ai senti les barrières de mon humanité devenir tout à coup poreuses et ma position
dominante au sein de la création vaciller dangereusement.
Bientôt les singes seront parfaitement acclimatés au monde de l'informatique, ouvriront des blogs, feront l'opinion, initieront de nouvelles tendances et je
crains que nos vies ne sombrent vite dans le n'importe quoi et de vaines gesticulations simiesques.
Je ne serais d'ailleurs pas étonné d'apprendre que la tecktonik a pour origine l'imagination fertile d'un premier bonobo bloggeur...
Lundi 14 janvier 2008
par Blaps
Je baignais tout entier dans un grande lumière, plus intense que toutes celles dont j'avais jusqu'ici fait l'expérience, notre soleil en plein jour, à côté
d'elle, eût passé pour cul blafard de luciole dans la nuit. Pourtant, mes yeux n'éprouvaient aucune douleur, aucune gêne. Au contraire, il m'était même difficile de détourner le regard du centre
incandescent d'où jaillissait tant d'éclat.
Soudain, au loin, tout au fond, j'aperçus ce qui me sembla être l'entrée d'un tunnel. J'approchai. D'un naturel plutôt curieux, je n'avais pu résister à
l'appel de ce gouffre empreint de mystère et dont les ténèbres avaient aspiré mes mains à peine les leur avais-je tendues. Vaincu par une force irrésistible, je pénétrai plus avant dans l'antre
obscur.
Bien m'en a pris car, l'instant d'après, je retrouvai cette bonne vieille réalité rugueuse, ses soucis, ses vicissitudes, son agitation, ses maux de dents et ses névroses.
Il est toujours bon de se retrouver chez soi.